Avec les pur-sang arabes de la Rotja

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Carine et Cédric sont des éleveurs passionnés. L’un de leur protégé,
Éole, un poulain de deux ans, participe au championnat de France.

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        Les pouliches 2016, Giula et Galice avec leur mère

Dans le cadre naturel et préservé de la vallée de la Rotja, à Fuilla, c’est au sein de son élevage que Carine Planas nous reçoit.
«Oui, les juments ont pouliné», déclare cette dernière, visage rayonnant et les yeux remplis de galops de lumière. «Deux pouliches sont nées à une semaine d’intervalle nous les avons appelés Giulia et Galice . »
Depuis sa plus tendre enfance, Carine voue une passion aux chevaux. C’est Adrien, son grand-père, qui lui a mis le pied à l’étrier. Il lui a offert ses premiers cours d’équitation et son premier cheval arabe Dartagnan. C’est le coup de foudre pour la race. «L’arabe, est un merveilleux cheval, extrêmement polyvalent. Outre sa beauté et son élégance naturelle, il possède toutes les caractéristiques morphologiques lui permettant de se distinguer dans de nombreuses disciplines : endurance, dressage, saut, trec… De plus très proche de l’homme, pour autant qu’il soit proche de lui, son tempérament en fait un excellent cheval de famille », précise Carine.

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          Vulcane 3e à Pompadour, avec Carine et Cédric

Chemins parallèles et passions communes

C’est au lycée agricole, que Carine rencontre Cédric,(dit Picot), sans qui l’élevage ne serait pas ce qu’il est. Unis dans la vie, complémentaires dans la passion, l’élevage est créé en 2005. Carine et Cédric sont guidés par des objectifs qualitatifs s’appliquant aux origines et au standard de la race, privilégiant le développement des aptitudes sportives. Il ne faut pas longtemps pour que les récompenses viennent couronner de succès l’élevage.

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                Kehops le deuxième étalon de l’élevage

En 2010, Vulcane de la Rotja, se classe 4e du concours international de modèles et allures d’Albi et 3e en 2011, au championnat de France à Pompadour. Vulcane continue brillamment sa carrière au Maroc.
En 2013, à Castelsagrat, Ramsès de la Rotja, décroche le titre de Champion de France d’endurance sur un parcours de 130 km. Exporté à Dubaï, il court à présent sous les couleurs des Émirats Arabes Unis.
«À ce jour, après un long travail de sélection, notre exploitation dispose d’un cheptel de juments et d’étalons de grande valeur génétique. Cette année, le 3e week-end d’août, Éole de la Rotja, un poulain de 2 ans, représentera notre élevage aux championnats de France de modèles et allures à Pompadour», ajoute Carine.

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               Carine et Valmystic, l’étalon père d’Éole

Beaucoup d’espoir est fondé sur ce poulain ; un pur produit de l’élevage, né de parents eux-mêmes natifs des écuries « les pur-sang arabes de la Rotja ». Un digne héritier du charisme de sa mère et des superbes allures de son père.

 
                                     Christian Saint Martino  L’indépendant du 30 juillet 2016

33e fête de la pomme à Sahorre

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Les Canada grise, Golden, Coquette, Granny, Royal Gala, Fuji, Pink Gold et bien d’autres s’étaient donné rendez-vous, dimanche, pour une     33e fête à croquer!

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C’est sous une journée très douce et agréable que vient de se terminer la 33e fête de la pomme à Sahorre.
Ce rendez-vous phare, le plus connu et reconnu de la vallée, fera encore une fois partie cette année de l’un des meilleurs crus. Contrairement aux habitudes, c’est plutôt vers le milieu de la matinée que les connaisseurs du fruit honoré sont arrivés en masse sur le chant de foire pour dénicher et profiter de ce que les coteaux de la Rotja produisent et proposent de ce qu’ils ont de plus généreux.


18 étals
Cette pomme, grâce à une nature clémente et à un travail sérieux et assidu des agriculteurs, était bien abondante, colorée et rayonnante sur les 18 étals des producteurs. De la Canada, de la Canada grise, de la Golden, Coquette, Granny en passant par la Royal Gala, la Fuji, la Pink Gold et bien d’autres variétés qui affectionnent le microclimat local. Elles étaient toutes présentes pour le plaisir des papilles et des yeux des curieux. Bien évidemment d’autres artisans, créateurs et artistes étaient aussi en place pour faire découvrir leur savoir- faire et leurs produits savoureux divers : confitures, miel, safran, jus de fruits divers, charcuterie, viennoiseries…
Le décor étant fixé, c’est l’aimable et joyeuse banda Les Canaillous de Millas qui a commencé à mettre l’ambiance. Également présents, les voisins et amis Géants de Villefranche ont paradé fièrement imposant leur majestueuse silhouette parmi la foule. Puis, ce sont les castellers Els Pallagos del Conflent qui ont oeuvré en offrant une démonstration de puissance et de maîtrise. Petit cadeau pour l’occasion, ils ont réalisé pour la première fois, des nouvelles pyramides!


Le plus original
Cette matinée, déjà bien garnie, s’est terminée par la délibération de représentants de la vallée et du jury présidé par Jean Plouzennec, Henri Ronde et Gilbert Gris, du plat le plus original à base de pommes.
Les candidats étaient moins nombreux mais la qualité et la recherche étaient bien là.
Il faut également noter la visite honorifique de la secrétaire d’État Ségolène Neuville, de Mme Malherbe présidente du Conseil départemental, qui ont assuré les organisateurs de leurs soutiens quant à la pérennité financière de cette magnifique fête, de M. le Sous-préfet de Prades accompagné d’une pléiade d’élus du nouveau canton. Un tour de chant très varié a été interprété admirablement par le duo Amadeus et Lætitia.
Ensuite, l’incontournable ballade de sardanes interprétée par la cobla Nova Germanor a fait sautiller tous les amateurs de sardanes pendant presque deux heures.

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La vallée vit toute l’année
Cette journée a été ponctuée par de nombreux tirages de très beaux lots de tombola offerts par les exposants.
Le comité organisateur et les exposants sont très heureux car ils estiment à plusieurs milliers le nombre de visiteurs, cette année. Le ballet incessant des navettes, la gestion et la maîtrise des places de parking dans et
 aux alentours du village ont été fort appréciés, et notamment par les personnes âgées ou à mobilité réduite.
Mais cette belle vallée ne vit pas que le jour de cette fête. Tous les trésors dont elle regorge sont disponibles, pour la plupart, tout au long de l’année.
Rendez-vous à Fuilla l’an prochain et l’année d’après à nouveau à Sahorre.
                                 

                                   Michel Latorre   L’Indépendant mercredi 28 octobre 2015

Les fermes du département se repeuplent

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La vallée de la Rotja n’a plus sa réputation à faire pour sa production de pommes ou de fromages. La production de viande de qualité est aussi un domaine où les éleveurs excellent.

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Depuis quelques semaines tous les troupeaux de la vallée de la Têt donnent naissance à leurs progénitures. Les nurseries des fermes débordent de chevreaux, d’agneaux, de veaux et la vallée résonne de la musique de leurs cris. Ces naissances ont été planifiées par les éleveurs quelques mois auparavant et dès la mise bas une intense période de travail démarre. Tous ces éleveurs animés par la passion de leur métier s’appliquent au quotidien, sans ménager leur peine et sans compter les heures, à produire une viande de qualité et de terroir.
                                                                              Christian Saint-Martino

Les veaux débarquent dans les troupeaux

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Sur les hauteurs de Fuilla du milieu, deux frères, Olivier et Pierre, chacun propriétaire d’une exploitation bovine différente, élèvent un troupeau de vaches de race limousine. « J’ai 48 vaches et un seul taureau issu d’une sélection de cette race, explique Pierre. Je ne suis pas partisan de l’insémination artificielle, c’est donc cet unique taureau qui est le géniteur du troupeau de début janvier à fin mai, date à laquelle les vaches transportées en camion partent en estive dans les pâturages du Capcir jusqu’au 15 octobre. La période des vêlages s’étale de novembre à février. Quelquefois, quand la mise bas est difficile, j’utilise une vêleuse : un appareil mécanique et manuel qui permet avec un système de cordage de tirer le veau. Chaque année, ce sont environ 45 veaux qui naissent sur l’exploitation et sont vendus en tant que broutards. »
Tandis que Pierre récupère un veau caché par une vache (photo ci-dessous), à quelques centaines de mètres dans son étable, Olivier raconte : « Je suis éleveur depuis 1998. J’élève une quarantaine de Limousines qui me donnent une trentaine de veaux par an. Sur mon exploitation, les deux méthodes de reproduction ont cours. La naturelle, du fait de la présence d’un taureau limousin et l’insémination. Ma sélection se porte sur les races limousine, charolaise et blonde d’Aquitaine. Je donne une nourriture de qualité : foin, luzerne, avoine. Et chaque été, le troupeau part en estive, brouter l’herbe d’altitude. Les
veaux sont commercialisés à la coopérative La Catalane sous l’appellation vedell. »
«Nous élevons une vingtaine de vaches de race Montbéliarde, précise Bejamin au Mas Guiter, notamment pour leur production de lait car, avant tout, notre exploitation est une laiterie fromagerie. Dans notre étable, chaque année, c’est une quinzaine de veaux que nous accueillons. Récemment, nous avons eu une naissance gémellaire (photo ci-contre), une particularité récurrente de la race. Une année, nous avons même eu des triplés ! Pour la reproduction, nous avons choisi l’insémination artificielle, contrôlée par l’Inra, et lorsque nous ne sélectionnons pas des semences issues de taureaux Montbéliard notre choix se tourne vers celles d’autres taureaux pour la qualité de la viande. »

Des agneaux bien soignés

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Les troupeaux de la vallée accueillent de nouveaux congénères, depuis quelques semaines. 
Dans sa bergerie, non loin des berges de la Rojta, s’est installé Julien, un passionné de l’agnelage. « Je n’interviens que lorsque l’agneau se présente à l’envers. Je le retourne
alors manuellement. Après la naissance, je désinfecte le cordon, je surveille que le petit tète bien sa mère, qu’elle n’ait pas ce que j’appelle des “ chatouilles ” c’est-à-dire qu’elle s’écarte quand le petit s’approche pour téter. Dans le cas d’un abandon, quand l’agneau est encore humide, je dépose du sel fin sur son dos pour que la mère le lèche. Le contact s’établit et la brebis accepte son petit. Pendant trois mois, ces jeunes ovins sont nourris au lait des mères. En complément s’ajoute du granulé de sélection et de la paille de bonne qualité. Je commercialise la majeure partie de ces jeunes et je conserve quelques agnelles pour augmenter et renouveler le troupeau. »

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Au chevet des chevreaux

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Carole du Mas Py confie : « Les boucs sont introduits au sein du troupeau en fonction de la date à laquelle Pâques prochain sera célébré, car il faut que les naissances arrivent un mois et demi avant cette date. À quinze jours, je commercialise une grande partie des chevreaux et les chevrettes, issues de mères bonnes productrices de lait, restent
à la ferme. Pour la mise bas, appelée le chevrotage, les chèvres se gèrent seules, mais il m’arrive d’intervenir régulièrement. Depuis quelques années je constate qu’elles attendent que je sois présente pour leur délivrance. Majoritairement les naissances sont gémellaires. C’est ma période préférée parce que je vis au contact des animaux ; et je ne fais que cela. Laurent, mon époux, s’occupe de tout le reste ; en quelque sorte pendant que je fais la sage-femme animalière, Laurent est homme au foyer. »

La vallée de la Rotja n’a plus sa réputation à faire pour sa production de pommes ou de fromages. La production de viande de qualité est aussi un domaine où les éleveurs excellent.

                                                 L’INDÉPENDANT samedi 5 mars 2016

Goigs dels ous et omelette à Sahorre

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La chorale du Tres Estelles a assez bien chanté pour remplir la cistella.

Dimanche soir, l’Amicale laïque a organisé les Goigs dels ous. C’est aux sons et aux mélodies traditionnelles et harmonieuses de la chorale du Tres Estelles accompagnée de Ramon Gual que les enfants ont parcouru les rues du village accompagnés d’un joli cortège.
Les amateurs et amoureux des traditions étaient nombreux à attendre à chaque point de rencontre à travers le village, puis à se joindre et à suivre la troupe pour finir la tournée tous ensemble.
Comme d’habitude, au passage de la place, la cistella copieusement garnie avec soin par Jeanne et René a été descendue depuis la fenêtre hautement perchée dominant la rue des Fontaines jusqu’à l’équipe chantante.
Et c’est ainsi qu’au fil des carrers, la belle carriole magnifiquement décorée par Véro s’est petit à petit retrouvée remplie d’oeufs, ventrèche, boudins blancs, noirs, vins et autres gourmandises diverses et variées.
Rendez-vous était donné vers 20 heures à la salle des fêtes où quelque 120 amateurs au palais et à l’appétit aiguisés ont pu se rassasier de délicieuses omelettes. Il y en a eu pour tous les goûts, à la botifara, à la ventresca, mais aussi à la ciboulette, à l’oignon, aux champignons, au fromage, aux poivrons, etc.                                                                      La soirée a été ponctuée par les chants joyeux de la troupe d’amis du Tres Estelles, drivée par leur mentor.
Rendez-vous maintenant pour l’ollada qui aura lieu le dimanche 17 avril. Encore une belle journée qui s’annonce…

                                                                                                                                   L’Indépendant du jeudi 31 mars 2016

Voeux à Sahorre-Thorent

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Restaurations et aménagements

Fabienne Bardon, maire, et son conseil municipal ont présenté aux Sahorrans leurs voeux à l’orée de cette nouvelle année. Voeux qui ont malheureusement encore une fois été imprégnés par les nouvelles atteintes récentes à notre liberté, suite aux tragiques et aveugles attentats perpétrés sur notre terre.
Ce fut ensuite la traditionnelle revue démographique avec ses peines mais aussi et fort heureusement beaucoup de joies au village.

Ce qui a été fait…
Non sans avoir une fois de plus mentionné le casse-tête des restrictions des dotations aux communes, elle a insisté sur les efforts et les démarches déployés pour arriver à réaliser les travaux prévus pour l’exercice 2015: un espace bouliste, l’aménagement d’une aire de pique-nique et la réfection totale du lavoir, l’ensemble à l’entrée de Thorent. Également, la jolie place en marbre rose du village a été entièrement rénovée, la porte de l’église Saint-Etienne a fait peau neuve et de nombreux murs en pierres sèches aux alentours et dans le village ont été réalisés.
Une grande partie des anciens bâtiments miniers du « Sénégal» a été démolie pour une question majeure de sécurité. Des aménagements et des créations ont concerné l’école très dynamique au point de vue des effectifs, et également l’éclairage public. Tous ces aménagements ont été effectués entre autres en équipe par l’association El Mener et les
agents municipaux.
Au titre des aboutissements, le PLU est désormais approuvé et de nouvelles constructions vont voir le jour, certaines ayant déjà bien poussé.
La bibliothèque communale tourne à plein régime et la première fête du livre de jeunesse
a été un réel succès.

Ce qui est prévu…
Parmi les projets de 2016, la restauration des vitraux de l’église Saint-Etienne, l’aménagement de nouveaux sentiers balisés aux alentours du bourg, l’effort incessant
de trouver des solutions pour résoudre le problème des eaux usées de Thorent.
Également sont prévus la réhabilitation de l’espace des feux de la Saint-Jean à la place, des travaux de sécurisation des enrochements des berges de la Rotja et une nouvelle tranche de goudronnage.
L’éclairage public va être modernisé et des lampes basses consommation vont remplacer
celles en services très gourmandes en énergie.
Madame le maire a également souhaité une bonne continuation à la famille Reboul, gérant du café-restaurant qui va maintenant pouvoir se reposer après trois ans de bonnes
préparations raffinées.

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Une page se tourne
Et puis cette cérémonie voit une page se tourner. Jean-Louis, fidèle, dévoué et loyal employé municipal vient de faire valoir ses droits à la retraite après plus de 30 ans de labeur. Soyons sans crainte que son successeur, qu’il a formé depuis quelques années maintenant, sera digne de relever le défi.
Et enfin, pour entamer cette nouvelle année comme il se
doit, elle invita toute l’assistance à partager un copieux apéritif offert en toute convivialité.

                                             L’Indépendant mercredi 3 février 2016

Un train pas comme les autres…

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De 1903 à 1910, est construite la plus haute ligne de chemin de fer sans crémaillère d’Europe, la ligne électrique du Train jaune.
Dès 1891, deux hommes unissent leurs efforts pour convaincre les autorités du bien-fondé de cette nouvelle ligne, l’homme politique Emmanuel Brousse et l’ingénieur des Ponts et chaussées, Jules Lax.
C’est en 1902 que le tronçon Joncet-Bourg-Madame est déclaré d’utilité publique. Une convention est signée entre l’État et la Compagnie des chemins de fer du Midi pour la construction du tramway électrique de Villefranche à Bourg-Madame.
31 octobre 1909 : accident du Paillat. Le train qui fait des essais en charge se renverse. Six personnes sont tuées dont le commandant Albert Gisclard, concepteur du pont suspendu qui porte son nom.
18 juillet 1910 : inauguration du tronçon de Villefranche- de-Conflent à Mont-Louis.
20 mai 1912 : inauguration du tronçon Mont-Louis à Bourg-Madame. Interruption des travaux due à la Grande Guerre.
Août 1927: la ligne est prolongée de 7 km jusqu’à la gare de Latour-de-Carol-Enveitg.
Elle est rejointe depuis le 5 juin 1927, par les trains espagnols en provenance de Ripoll.

Paroles de candidats

Une semaine avant les élections régionales, le Comité a demandé aux candidats quel était leur engagement vis-à-vis du Train jaune.

Carole Delga, tête de liste PS/PRG: «Le Train jaune sera soutenu par la Région, je m’y engage ici. Il est indispensable pour l’aménagement du territoire. Je suis prête à travailler sur le financement des travaux. Il faut que l’État intervienne dans le financement du Train jaune, mais également la SNCF».
Gérard Onesta, tête de liste Rassemblement Citoyen Écologiste et Solidaire : «Le Train Jaune remplit une mission de service public en desservant les villages de montagne dans un territoire enclavé et difficile d’accès. Je m’engage à investir 150 M€ sur 10 ans pour le
Train jaune et de mobiliser les investisseurs publics pour participer à l’investissement ».
Dominique Reynié, tête de liste LR-UDI: «Par son histoire, son identité, son caractère exceptionnel, le Train jaune présente un intérêt régional majeur. Je m’engage à maintenir ce train dans la convention régionale TER et à programmer dans la durée, une rénovation totale du matériel et des infrastructures ».
Jean-Louis Demelin, tête de liste Citoyens du Midi menée par Philippe Saurel«Depuis toujours je défends la ligne ferroviaire, tel le pan principal de notre patrimoine catalan, tel l’équipement touristique le plus singulier de par l’Europe, tel le service public qui doit s’exercer sur notre territoire de montagne. Il est donc évident que ma présence au sein de la future Région sera de rendre à Notre Train jaune toutes ses lettres de noblesse, économiques, sociales, culturelles et environnementales. Mettre le train sur une nouvelle voie ».

Mettre le Train jaune sur une nouvelle voie

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Il y a presqu’un an, le Comité d’usagers de la ligne du Train jaune était créé. Retour sur
cette association, présidée par Monique Guerrero, qui a su fédérer tout un territoire.

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C’était exactement le 17 janvier 2015. L’association Comité d’usagers de la ligne du train jaune (CULTJ) se constituait pour deux raisons majeures. Tout d’abord, les syndicats des cheminots alertaient sur l’urgence de débloquer 8 M€ pour rénover la voie et le matériel roulant sans lesquels le Train jaune sera interdit de rouler fin 2015. Le 2e élément était que la convention TER entre la Région et la SNCF n’avait toujours pas été signée.
Sur tous les fronts
En un an, le comité a été sur tous les fronts, multipliant les rencontres avec les élus, le directeur régional de la SNCF, les médias et organisé plusieurs actions marquantes.
En à peine trois mois, 6 500 pétitions ont été recueillies et plusieurs événements très mobilisateurs ont été organisés, notamment la fête du Train jaune en juin à La Cabanasse.
«Cette fête a rassemblé plusieurs centaines de personnes et a fait vendre, comme
un réflexe de conservation, 500 billets de train ! », explique Monique Guerrero, présidente du comité.
Ce jour-là, le comité pouvait également fêter leur première victoire puisque, dans le cadre du contrat de plan État-Région, 14 M€ ont été alloués par la Région à l’urgence de remise en état du Train jaune, sans aucun doute sous la pression des élus, Suzanne Delieux, Ségolène Neuville, Jean Castex ou François Calvet.
«Mais c’est une réhabilitation générale qui s’impose. Pour cela, 150 M€ sont nécessaires. Nous avons demandé aux candidats se présentant aux régionales s’ils étaient prêts à les investir (voir ci-dessous). Finalement, cela représente la replantation des arbres du canal du Midi ! », explique Georges Bartoli, secrétaire du comité. Le comité demande aux élus des trois cantons de voter une motion de soutien en faveur du fameux tortillard.
En septembre, contre toute attente, à contre-courant de tout ce qui est mis en place sur le territoire, la SNCF envisage de fermer la gare de Bourg-Madame. Le comité organise une journée de mobilisation et c’est vent debout que la population et les élus s’opposent à cette fermeture, preuve que le CULTJ a su fédérer autour de cet élément du patrimoine.
Une capacité à fédérer
Le comité est une association de pays, émanation de tout un territoire dans toutes ses composantes plurielles.
«Nous avons mobilisé beaucoup de monde autour de nous. Nous avons été écoutés et entendus. S’il y a un sujet qui met tout le monde d’accord, c’est bien le Train jaune», rajoute Monique Guerrero. Les bases du comité ne sont pas dans la nostalgie du passé, au contraire, mais une projection dans l’avenir.
«Nous parlons de revitalisation du Train jaune et par là même du haut canton. C’est une évidence de dire que ce train est un facteur de développement, mais au-delà de ce constat, on veut construire cette évidence. Le haut canton, c’est le pays du Train jaune, pays qui a été désenclavé grâce à lui. 100 ans après, il peut se développer économiquement autour de lui. C’est bien que le Train jaune retrouve cette notion de transport et de service public». Et pour le maintenir dans le service public, la
SNCF doit impérativement appliquer des tarifs, des horaires, des correspondances et des durées de trajet appropriés aux usagers. Sans conteste, la capacité à fédérer autour du Train jaune peut servir à fédérer autour de la revalorisation économique du canton. Ce grand projet de revitalisation du Canari des montagnes et du territoire nécessite des engagements clairs de l’État et de la nouvelle Région. «Nous proposons le train à 1€ pour les résidents afin d’alléger la route des bus à 1€ qui sont très fréquentés. Nous souhaitons
néanmoins continuer à les voir circuler, ça évite de voir se multiplier les voitures sur la RN116», rajoute Jean-Luc Molinier, vice-président du comité. Rendre le train accessible au coeur du territoire, voilà ce qui pourrait résumer l’action revendicative des membres du comité !
                                        Frédérique Berlic  L’Indépendant 29 novembre 2015

Trois questions à Mme Guerrero

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Monique Guerrero est la présidente du Comité d’usagers de la ligne du train jaune.
Pourquoi ne pas en faire un Train touristique?
Parce qu’il doit rester dans le service public et dans la convention TER. Le tourisme autour du Train jaune en soit n’est pas un problème. Nous pourrions, avec les moyens modernes, aller chercher le touriste pour fréquenter ce train et accéder au territoire. Nous pensons qu’il y a un défaut d’exploitation sur cette ligne. Dans tous les
cas, il y a toute une organisation territoriale à reconstruire.
La SNCF a toutefois quelques bonnes idées…                                                      Oui et notamment la mise en place d’un établissement Train jaune à Villefranche. Des moyens techniques se trouvant à Béziers y seraient ramenés de façon à ce que le train soit autonome. Cela permet un circuit de décision court et rapide mais encore faut-il qu’il ne soit pas déconnecté du réseau national. Il faut gérer en commun non pas Villefranche – Latour-de-Carol mais
Perpignan – Latour-de-Carol.
Une de vos revendications est l’harmonisation départementale des transports.
Il n’y a pas eu de plan interdépartemental des transports. Au lieu de les mettre en concurrence, on pourrait les mettre en complémentarité. Quant au prix actuel du billet, il est dissuasif. On demande que pour les résidents, le tarif à 1€ euro soit appliqué, comme sur l’ensemble de la ligne. La Région ne veut pas appliquer le tarif à 1€ euro pour tous les
voyageurs.

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